Paris, metro La Chapelle, le 1er juin 2015. Des migrants sans papiers campent sous le métro aériens, certains depuis plusieurs mois en attente de régularisation. 
       
     
 La préfecture et la ville, via les associations présentes depuis des mois sur le terrain, tentent de lister les ressortissants étrangers ayant potentiellement droit à l'asile politique.
       
     
 Depuis la veille, la rumeur d'une évacuation se propage. L'évacuation du camp serait pour demain matin.
       
     
 Les discussions se poursuivent tard dans la nuit : si la police évacue, que faire ?
       
     
 Dans la nuit précédent l'évacuation.
       
     
 Dans la nuit précédent l'évacuation.
       
     
 Paris, sous la ligne 2 du métro station La Chapelle, le 2 juin 2015. Après l'expulsion prétendue "modèle" dans la matinée du camps de réfugiés installés sous le métro aérien dans le XVIIIeme arrondissement de Paris, des migrants qui devaient être relogés et qui n'ont pas trouvés refuge reviennent sur les lieux de l'ancien campement. Il n'y plus une seule trace de tente, de matelat, pour certains de leurs propres affaires qui ont été jetées aux ordures ce matin. Sur la photo, Mohamed a résidé dans le camps deux mois et demi. Il est venu voir ce qui c'était passé pour ses amis soudanais restés sur place. Il est relogé aux Mureaux depuis quelques semaines.
       
     
 Abdourahman n'était pas dans le camps lors de l'intervention des forces de l'ordre ce matin. Quand il est revenu, il n'a pas pu rentrer et toutes ses affaires ont été jetées aux ordures. Le centre prévu par la préfecture a refusé de le recevoir comme nombreux autres migrants (41 personnes concernés selon plusieurs témoignages). Il va dormir aux abords du camps ce soir. Il attend la nuit avec un ami de la Guinée Conakry.
       
     
 Rodrigue est Centrafricain. Il a fuit son pays à cause de la guerre. Il arrive à rejoindre le Portugal grâce à son cursus universitaire en mathématiques. Victime de persécutions et de racisme, il a abandonné sa bourse d'étude à Lisbonne pour gagner la France. Il dormait au camps et n'est pas relogé ce soir.
       
     
 Abdourahman dormira ce soir finalement au milieu du parc à 50m de l'ancien campement.
       
     
 Eglise Saint Bernard, Paris XVIII, le jeudi 4 juin 2015 Les suites de l'évacuation du campement de la Chapelle mardi dernier.  Dès mardi soir et suite à des confusions dans l'organisation de l'assistance promise par la préfecture aux personnes, environ 70 sans papiers se sont retrouvés à nouveau dans la rue. Ils sont naturellement retournés près du campement. Lâchés dans la nature, dont certains dans des hotel F1 de banlieue au beau milieu de zones industrielles à plus de 40' du métro, plusieurs personnes dont une femme enceinte n'a pas mangée depuis deux jours. Ainsi regroupés depuis hier soir près de l'Eglise Saint-Bernard, symbole des sans-papiers de 1997, les associations peuvent leur distribuer des repas et tenter de loger les femmes et les enfants. Après s'être fait interdire l'entrée de l'Eglise par le curé et l'arrivée de 12 cars de CRS, une centaine de personne s'apprête à dormir dans le square, qui restera exceptionnellement ouvert pour la nuit.
       
     
 Dans le parc et à l'extérieur, la vie s'organise pour passer la nuit.  La situation sera de plus en plus complexe dans les semaines suivantes, la crise migratoire ne fera qu'empirer.   
       
     
 Paris, metro La Chapelle, le 1er juin 2015. Des migrants sans papiers campent sous le métro aériens, certains depuis plusieurs mois en attente de régularisation. 
       
     

Paris, metro La Chapelle, le 1er juin 2015. Des migrants sans papiers campent sous le métro aériens, certains depuis plusieurs mois en attente de régularisation. 

 La préfecture et la ville, via les associations présentes depuis des mois sur le terrain, tentent de lister les ressortissants étrangers ayant potentiellement droit à l'asile politique.
       
     

La préfecture et la ville, via les associations présentes depuis des mois sur le terrain, tentent de lister les ressortissants étrangers ayant potentiellement droit à l'asile politique.

 Depuis la veille, la rumeur d'une évacuation se propage. L'évacuation du camp serait pour demain matin.
       
     

Depuis la veille, la rumeur d'une évacuation se propage. L'évacuation du camp serait pour demain matin.

 Les discussions se poursuivent tard dans la nuit : si la police évacue, que faire ?
       
     

Les discussions se poursuivent tard dans la nuit : si la police évacue, que faire ?

 Dans la nuit précédent l'évacuation.
       
     

Dans la nuit précédent l'évacuation.

 Dans la nuit précédent l'évacuation.
       
     

Dans la nuit précédent l'évacuation.

 Paris, sous la ligne 2 du métro station La Chapelle, le 2 juin 2015. Après l'expulsion prétendue "modèle" dans la matinée du camps de réfugiés installés sous le métro aérien dans le XVIIIeme arrondissement de Paris, des migrants qui devaient être relogés et qui n'ont pas trouvés refuge reviennent sur les lieux de l'ancien campement. Il n'y plus une seule trace de tente, de matelat, pour certains de leurs propres affaires qui ont été jetées aux ordures ce matin. Sur la photo, Mohamed a résidé dans le camps deux mois et demi. Il est venu voir ce qui c'était passé pour ses amis soudanais restés sur place. Il est relogé aux Mureaux depuis quelques semaines.
       
     

Paris, sous la ligne 2 du métro station La Chapelle, le 2 juin 2015. Après l'expulsion prétendue "modèle" dans la matinée du camps de réfugiés installés sous le métro aérien dans le XVIIIeme arrondissement de Paris, des migrants qui devaient être relogés et qui n'ont pas trouvés refuge reviennent sur les lieux de l'ancien campement. Il n'y plus une seule trace de tente, de matelat, pour certains de leurs propres affaires qui ont été jetées aux ordures ce matin. Sur la photo, Mohamed a résidé dans le camps deux mois et demi. Il est venu voir ce qui c'était passé pour ses amis soudanais restés sur place. Il est relogé aux Mureaux depuis quelques semaines.

 Abdourahman n'était pas dans le camps lors de l'intervention des forces de l'ordre ce matin. Quand il est revenu, il n'a pas pu rentrer et toutes ses affaires ont été jetées aux ordures. Le centre prévu par la préfecture a refusé de le recevoir comme nombreux autres migrants (41 personnes concernés selon plusieurs témoignages). Il va dormir aux abords du camps ce soir. Il attend la nuit avec un ami de la Guinée Conakry.
       
     

Abdourahman n'était pas dans le camps lors de l'intervention des forces de l'ordre ce matin. Quand il est revenu, il n'a pas pu rentrer et toutes ses affaires ont été jetées aux ordures. Le centre prévu par la préfecture a refusé de le recevoir comme nombreux autres migrants (41 personnes concernés selon plusieurs témoignages). Il va dormir aux abords du camps ce soir. Il attend la nuit avec un ami de la Guinée Conakry.

 Rodrigue est Centrafricain. Il a fuit son pays à cause de la guerre. Il arrive à rejoindre le Portugal grâce à son cursus universitaire en mathématiques. Victime de persécutions et de racisme, il a abandonné sa bourse d'étude à Lisbonne pour gagner la France. Il dormait au camps et n'est pas relogé ce soir.
       
     

Rodrigue est Centrafricain. Il a fuit son pays à cause de la guerre. Il arrive à rejoindre le Portugal grâce à son cursus universitaire en mathématiques. Victime de persécutions et de racisme, il a abandonné sa bourse d'étude à Lisbonne pour gagner la France. Il dormait au camps et n'est pas relogé ce soir.

 Abdourahman dormira ce soir finalement au milieu du parc à 50m de l'ancien campement.
       
     

Abdourahman dormira ce soir finalement au milieu du parc à 50m de l'ancien campement.

 Eglise Saint Bernard, Paris XVIII, le jeudi 4 juin 2015 Les suites de l'évacuation du campement de la Chapelle mardi dernier.  Dès mardi soir et suite à des confusions dans l'organisation de l'assistance promise par la préfecture aux personnes, environ 70 sans papiers se sont retrouvés à nouveau dans la rue. Ils sont naturellement retournés près du campement. Lâchés dans la nature, dont certains dans des hotel F1 de banlieue au beau milieu de zones industrielles à plus de 40' du métro, plusieurs personnes dont une femme enceinte n'a pas mangée depuis deux jours. Ainsi regroupés depuis hier soir près de l'Eglise Saint-Bernard, symbole des sans-papiers de 1997, les associations peuvent leur distribuer des repas et tenter de loger les femmes et les enfants. Après s'être fait interdire l'entrée de l'Eglise par le curé et l'arrivée de 12 cars de CRS, une centaine de personne s'apprête à dormir dans le square, qui restera exceptionnellement ouvert pour la nuit.
       
     

Eglise Saint Bernard, Paris XVIII, le jeudi 4 juin 2015 Les suites de l'évacuation du campement de la Chapelle mardi dernier.

Dès mardi soir et suite à des confusions dans l'organisation de l'assistance promise par la préfecture aux personnes, environ 70 sans papiers se sont retrouvés à nouveau dans la rue. Ils sont naturellement retournés près du campement. Lâchés dans la nature, dont certains dans des hotel F1 de banlieue au beau milieu de zones industrielles à plus de 40' du métro, plusieurs personnes dont une femme enceinte n'a pas mangée depuis deux jours. Ainsi regroupés depuis hier soir près de l'Eglise Saint-Bernard, symbole des sans-papiers de 1997, les associations peuvent leur distribuer des repas et tenter de loger les femmes et les enfants. Après s'être fait interdire l'entrée de l'Eglise par le curé et l'arrivée de 12 cars de CRS, une centaine de personne s'apprête à dormir dans le square, qui restera exceptionnellement ouvert pour la nuit.

 Dans le parc et à l'extérieur, la vie s'organise pour passer la nuit.  La situation sera de plus en plus complexe dans les semaines suivantes, la crise migratoire ne fera qu'empirer.   
       
     

Dans le parc et à l'extérieur, la vie s'organise pour passer la nuit.

La situation sera de plus en plus complexe dans les semaines suivantes, la crise migratoire ne fera qu'empirer.